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Espace mathématique francophone, Sherbrooke : Canada (2006)
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Les Logiciels Tuteurs Fermés :
des institutions complémentaires pour l'apprentissage
Laurent Souchard1
(2006)

Le thème 5 du colloque EMF 2006, Instrumentations des technologies dans l'enseignement des mathématiques, propose de présenter des cadres théoriques utilisés pour analyser les potentialités de ces technologies. Les Logiciels Tuteurs Fermés, LTF, présents depuis de nombreuses années dans l'enseignement primaire et secondaire prennent une place de plus en plus importante dans l'apprentissage des mathématiques des élèves. Il suffit pour s'en persuader d'analyser l'évolution du nombre de sites de soutien en ligne dédiés à l'apprentissage et au suivi des élèves en mathématiques. La Théorie Anthropologique du Didactique, TAD, nous permet de trouver un cadre pour théoriser cette place en utilisant le concept d'institution provenant de sociologues et d'anthropologues du vingtième siècle. Un élève construit son rapport à un savoir particulier à partir du rapport à ce savoir que lui propose une institution. Sa construction est d'autant plus solide qu'il a accès à de multiples institutions qui lui proposent d'autres positions de ce savoir. Pour déterminer avec plus de précision la place que peut jouer un LTF dans l'apprentissage des élèves et avant de nous intéresser aux objets de savoir, il est nécessaire de connaître les caractéristiques de ce concept d'institution dans le cadre de la TAD. Il est alors possible d'analyser les potentialités d'un LTF vu comme une institution complémentaire à l'institution principale que représente la classe et le professeur.
1:  DIDIREM – Équipe de Recherche en Didactique des Mathématiques
Didactique des mathématiques, institutions, logiciel tuteur fermé.