L'informatique et les TIC à École
vues par le rapport Attali

 

   Il n'est évidemment pas de notre compétence de faire une analyse complète de ce rapport ! Si on ne s'intéresse qu'à l'informatique et aux TIC dans le système scolaire, la déception est assurée, et quasi unanime si l'on en juge par les réactions que nous recevons. En effet, au-delà des quelques passages redondants ci-dessous :
Décision 1 (page 14). Décision 2 : Repenser le socle commun des connaissances pour y ajouter le travail en groupe, l'anglais, l'informatique et l'économie (pages 26-27). La Décision 51 : Vérifier à l'occasion du passage en 5e que chaque enfant maîtrise (sic) l'informatique et Internet, par l'obtention d'un « Brevet informatique et Internet », proche du « Passeport de compétences informatiques européen » et l'Ambition 1 : Formation, transmission des savoirs et qualification permanente sont donc les conditions premières de notre réussite. Se donner les moyens pour que tout élève maîtrise (re-sic) avant la fin de la sixième le français, la lecture, l'écriture, le calcul, le travail de groupe, l'anglais et l'informatique... (page 229).
http://www.liberationdelacroissance.fr/files/rapports/rapportCLCF.pdf.

   Rien sur renforcement du volet « Informatique » dans la Technologie au collège, la création d'une discipline « ITIC » au lycée, l'informatique en classes préparatoires, la formation des enseignants, la création de Capes, Capet, Agrégation spécifiques, les équipements indispensables et leur maintenance, etc. Qui peut penser que de telles « décisions » sont à la hauteur des enjeux ? Qui peut penser que le système éducatif répondra ainsi aux ambitions numériques affirmées et répétées tout au long de ce rapport ?

   Pour ce qui concerne le Bureau de l'EPI, sa déception est à la mesure des propositions qu'il avait faites à la Commission pour la Libération de la Croissance Française. Nous n'y reviendrons pas, elles sont en ligne sur le site EPI : « Le rôle de l'informatique et des TIC dans la croissance de l'économie de l'immatériel. Deux propositions pour le système éducatif ». Elles concernaient les enjeux forts de culture générale en matière d'Informatique et Technologie de l'Information et de la Communication (ITIC) à donner à tous les élèves, ainsi que la formation des spécialistes de haut niveau dont le pays a besoin et que les entreprises ont du mal à recruter actuellement.

   Ces propositions comportaient les grandes lignes des modalités de mise en oeuvre d'une politique scolaire ambitieuse, prônant pour le système éducatif la complémentarité des approches : l'informatique et les TIC dans la didactique et le pédagogie des disciplines traditionnelles, l'informatique et les TIC comme discipline spécifique.

   Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale vient d'installer, le 23 janvier 2008, la mission « E-educ » sur les technologies de l'information et de la communication pour l'Enseignement. Jean Mounet, président de SYNTEC informatique, en assure la présidence. Parmi les pistes de réflexion proposées figure la question (pertinente) : « À votre avis, leur apprentissage (des TIC) doit-il être intégré à chaque matière enseignée ou faire l'objet d'un enseignement spécifique ? Pourquoi ? ». L'EPI a demandé à Jean Mounet de nous recevoir. Il nous a répondu favorablement.

8-02-2008

Jean-Pierre Archambault
Président de l'EPI

Jacques Baudé
Président d'honneur de l'EPI

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Association EPI
Février 2008

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