Le blog et ses liturgies numériques

Jean-Louis Malandain

   Cet article traite de l'intérêt didactique des blogs mais il commence par les difficultés rencontrées pour mettre en oeuvre ce « nouveau » support de la communication, du fait, principalement, des procédures pseudo logiques dans l'usage d'un outil paré des vertus de la science informatique.

   L'article est d'abord paru... dans un blog ! L'intérêt est de pouvoir réagir en envoyant un commentaire à cette adresse :
http://jlmalapomepi.over-blog.com.

Ouvrir un blog , un bon exercice de français !

   Parmi les moyens d'expression à la disposition de tous ceux auxquels l'école a appris à lire et à écrire, il y a maintenant Internet et il est bien normal qu'on apprenne à s'en servir à l'école, comme on l'a fait pour le papier et le crayon... avec cette différence que le média comporte et permet, en même temps, le plus simple et le plus complexe. Pour prendre une comparaison musicale, il faut imaginer que même un enfant pourrait avoir à sa disposition un orchestre symphonique pour jouer « Au clair de la lune ». C'est exactement ce qui se passe avec un ordinateur connecté au réseau. Pas question, évidemment, de lui enseigner la direction d'orchestre ou l'art de la composition.

Mais comment entrer dans cette jungle ?

   Le problème n'est pas tant la complexité technologique que l'incohérence des procédures. Entrer dans le réseau (comme dans la plupart des logiciels de bureautique) n'a rien à voir avec l'informatique ou avec la logique, à plus forte raison avec la science. C'est un problème de langage et de communication dont il faut connaître les codes alors que les démarches sont encore mouvantes et à peine codifiées.

   Qu'on ne vienne pas nous dire que ce type d'apprentissage uniquement procédural (cliquer là, faire ceci, ouvrir cela) a quelque chose d'enrichissant ou conduit à la connaissance du système. C'est encore plus stéréotypé que la scolastique. C'est une sorte de retour à la liturgie, numérique il est vrai mais souvent perçue comme de la sorcellerie !

   On ne saurait démontrer l'apport éducatif de la procédure d'indexation dans Word  [1] ou d'ouverture d'un site sur Internet ! Il faut pourtant passer par là... en tant qu'activité langagière, avec les aléas de la communication et non comme démarche scientifique. Par une pratique adaptée et commentée, comme on apprend à lire et à écrire, sans passer par un discours sur la phonétique et la linguistique, pourtant indispensables ultérieurement pour comprendre le fonctionnement et renforcer la maîtrise de la langue.

   Explorer ce vaste domaine, c'est un peu comme organiser une promenade pour herboriser et reconnaître des variétés nouvelles... Comme on aborde (depuis une vingtaine d'années) les formes d'écriture de la presse et des médias, tellement différentes des textes traditionnels et de la littérature classique. Tout ce qu'on appelait les documents authentiques et qui n'entrait dans l'école que par la petite porte. Ils sont foison maintenant et à portée de clic ! Proposer aux élèves d'ouvrir un site ou un blog, de le gérer pour transmettre à d'autres des informations ou organiser des échanges, voilà une belle entrée en matière. Le projet est d'autant plus ambitieux qu'il concerne aussi tous les adultes scolarisés avant le Plan Informatique pour Tous (1985) – et ils sont nombreux en France – qui accèdent seulement maintenant à l'informatique, principalement comme usagers du Web.

Et d'abord, site ou blog ?

   Voilà plusieurs années, pour transmettre vers un groupe d'amis de lycée des textes et quelques photographies, puis, vers d'autres correspondants, des informations diverses à propos de didacticiels, j'avais saisi l'occasion de la page-perso offerte par Wanadoo ; pour l'occasion, j'avais acheté à la Fnac, le logiciel Web Creator (une cinquantaine d'euros). Après bien des hésitations sur la marche à suivre (peu explicite) et grâce au shareware FTP, j'avais réussi à envoyer plusieurs pages mises en forme par Web Creator ou converties en html à partir de Word.

   Pris par d'autres préoccupations, j'ai laissé le site en sommeil et n'ai cherché à le réactiver que vers 2005. Rien ne semblait fonctionner. Avais-je perdu une main déjà peu sûre ? L'achat, toujours à la Fnac, d'un nouveau logiciel, « Votre site Web 6 », n'a pas apporté la solution. Il faut dire qu'entre-temps Wanadoo était devenu Orange et que ma page d'accueil avait disparu. Ni les heures passées au téléphone (au prix de la hot-line) ni l'aide d'un grand fils versé dans le domaine ne m'ont permis de comprendre et de surmonter les difficultés. Tout se passait comme si l'usager que j'étais avait tous les torts. Puisque c'était évident pour les autres, j'étais idiot !

   Il m'a fallu un certain temps pour comprendre que si un usager ne comprend pas, surtout en informatique, c'est qu'on lui a mal expliqué ! C'est, avant tout, un problème de langage et d'ergonomie.

   Personne n'est obligé de comprendre du premier coup ces quelques exemples :

Créer un site web à partir d'un document vierge
Vous pouvez choisir la page à utiliser comme page de démarrage
Le choix de la structure vous appartient totalement.
Nom d'hôte / Adresse IP / Nom d'utilisateur / Identifiant / Pseudo Alias / Votre URL / Votre site / Le login / l'hébergeur / le portail.
Quelques termes même pas « franglais » pour faire bonne mesure : blogroll / trackback
Sans compter les pages et les pages de paramètres dont on ignore tout !
Cases à cocher, onglets, boîtes de dialogues...
Faut-il activer ceci plutôt que cela ?

   La terminologie et l'ergonomie ne sont pas forcément plus aisées pour accéder aux blogs ! Que signifie au juste « Vous constaterez cependant que certaines structures sont plus adaptées que d'autres à certains sujets ou types de blogs » ? Qu'est-ce que « Soumettre l'enregistrement » ?

   Ces mystères sont d'autant plus regrettables que l'accès est réputé immédiat ! Il est facile de trouver des blogs gratuits. Ils sont parfois « offerts », par exemple, avec l'abonnement à un journal ou chez un fournisseur comme Orange qui, par ailleurs, propose une information intéressante et même un lexique (difficile à trouver et trop général !).

   Après une recherche « créer un blog gratuit » sur Google puis la lecture d'un article consacré à ce sujet dans Ouest-France en octobre dernier, il m'a fallu à peine un mois pour en ouvrir plusieurs alors que des années d'essais plus ou moins fructueux m'avaient éloigné des sites. On n'a que l'embarras du choix ; il existe même des annuaires de sites gratuit sans publicité !

   Évidemment, les annonces sont alléchantes : « la création d'un blog est intuitive et agréable. Il vous suffit de quelques secondes pour le créer et le gérer très facilement » ; « tout le monde peut créer son blog, en quelques secondes, sans aucune connaissance informatique »... Et c'est vrai si, par chance, tout se passe bien !

   Quoi qu'il en soit, les étapes sont peu nombreuses.

   L'obstacle le plus redoutable pour l'apprenant reste le lexique, variable selon les situations ou les logiciels. Dans ces conditions, il semble bien improbable que le grand public puisse avoir accès à cet outil de communication pourtant « rudimentaire » sans un guidage initial. On peut le constater, il ne s'agit nullement d'un problème informatique. Il faut d'ailleurs bien comprendre et admettre que dans un domaine aussi mouvant, il est pratiquement impossible de trouver d'emblée le vocabulaire adéquat et les formulations les plus claires. Plutôt que d'affirmer de façon péremptoire qu'il suffit de lire la notice pour comprendre (réflexe habituel et déplaisant de beaucoup de professionnels de l'informatique), il faut reconnaître que certaines phrases ne veulent rien dire car leur auteur ne pouvait connaître le niveau d'information du lecteur. Bonne occasion de commenter les problèmes de communication et de proposer des exercices de reformulation. En tout cas, on évitera de faire n'importe quoi en s'imaginant que c'est une démarche « intuitive » (réflexe fréquent d'utilisateurs désemparés). Au besoin, on simulera une enquête policière pour résoudre les énigmes.

   En direct, grâce à la liaison Wifi et au vidéo-projecteur branché sur son ordinateur personnel, ou en différé, à partir de copies d'écrans, faciles à réaliser (touche [Impr-écr] ou [Screen Print]) et à conserver (ouvrir Paint, Édition/coller), l'animateur proposera une comparaison de plusieurs pages d'accueil présentant un formulaire d'inscription.

   Il apparaît immédiatement qu'une des énigmes porte sur la signification du mot « identifiant ». Ce n'est pas le seul problème ! Pourquoi n'est-il pas demandé de mot de passe chez Unblog ? (Il est arbitraire et envoyé plus tard par le fournisseur). Pourquoi l'expression un « compte utilisateur », seulement chez Overblog ? Comment appeler la partie associée au nom du fournisseur ? « Nom d'utilisateur » chez Unblog ; « adresse de votre blog » pour Overblog ; rien chez H&F et chez Canalblog (réglé à l'étape suivante et attribué d'office). Tous les champs sont-ils obligatoires ?

   On comprend qu'un utilisateur lambda soit désemparé malgré, parfois, des intentions louables comme les commentaires chez Overblog : « Cet email sera votre identifiant de connexion... » ; « Ce nom sera utilisé pour signer vos publications. Vous pouvez utiliser un pseudonyme. » ; « Adresse internet à laquelle votre blog sera accessible. »

   En procédant ainsi par des aperçus visuels sur les principales étapes de la création et de la gestion d'un blog, on aura exploré les différentes fonctionnalités et appris beaucoup sur les problèmes de transmission des savoir-faire.

Comment écrire un « article » ?

   Une fois inscrit, on reçoit une confirmation de l'adresse à laquelle le blog sera consultable sur Internet. La première étape est franchie. Encore faut-il proposer des documents à consulter ! Quand on veut aller plus loin que le simple album de photos, il faut des textes. C'est exactement la préoccupation du professeur de français ou de langues : motiver les élèves et les inciter à rédiger. Pour écrire puis compléter ou modifier son blog, c'est le second point important, on va sur le site de l'hébergeur et on s'identifie en donnant son adresse e-mail et son mot de passe, ce qui permet d'accéder aux outils de gestion. Cela se fait automatiquement dès que les formalités d'entrée sont mémorisées. Un message du genre « Voulez-vous que le système garde en mémoire votre adresse et votre mot de passe ? » C'est sans danger quand on est le seul utilisateur de son ordinateur. Cela dit, sur certains blogs, ce message apparaît très souvent, comme si le système avait la mémoire courte !

   Le plus souvent, on parle d'article mais ce terme signifie plutôt message, parfois un texte complet, parfois une partie seulement. L'écriture d'un article ou la modification des articles déjà publiés se font un peu comme avec un traitement de texte. On peut évidemment rédiger ses textes à l'avance, avec un simple bloc-notes et faire du copier / coller vers la fenêtre du blog.

   Illustrations des barres d'outils pour les mêmes blogs que précédemment :

   En plus de la barre d'outils – assez semblable à celle des messageries – qui permet de mettre en forme le texte qu'on souhaite « publier », il est souvent proposé d'insérer des images / photos qu'on peut aller chercher grâce à une fenêtre « Parcourir » ; en principe, on a le choix de positionner / aligner l'illustration par rapport au texte : en haut, à gauche, à droite, en bas.

   L'auteur du blog peut, grâce au menu « Gérer son blog », revenir sur des articles antérieurs pour les modifier ou les corriger. Cette commande n'apparaît pas toujours sous cette appellation ni au même endroit ! (H&F : onglet Notes / Toutes les notes / Modifier) (Overblog : onglet Administration) (CanalBlog : Ouvrir session, onglet Contenus Éditer). Parfois, c'est une option qui s'allume quand on passe dessus, au bas du message... c'est intuitif sans doute (Orange) !

   On hésite souvent sur les consignes. Faut-il enregistrer / sauvegarder avant de publier / éditer / envoyer / poster ? Peut-on faire l'un sans l'autre et pourquoi ? Demander un aperçu / prévisualiser avant de publier est parfois scabreux car on ne revient pas toujours à l'étape précédente.

   Pour trouver toutes les options, en particulier l'insertion de fichiers, il ne faut pas hésiter à « prendre l'ascenseur » pour explorer ce qui n'est pas visible à l'écran mais bien plus bas !

Dans quel ordre faut-il publier les textes / « articles » ?

   Il faut bien comprendre que le principe du blog est l'envoi plus ou moins régulier de fragments d'informations sur un thème, une situation, une opinion ou une histoire. La comparaison va du manifeste politique au journal intime en passant par le roman feuilleton.

   Quand on souhaite rédiger un journal au jour le jour, les pages se succèdent dans l'ordre chronologique : le dernier texte écrit est le premier qui apparaît aux yeux du lecteur.

   Si, au contraire, on veut expliquer un problème en plusieurs étapes, il faut adopter l'ordre inverse : le premier texte qui apparaît est celui qui a été rédigé au début ; on va de l'introduction vers la conclusion.

   Mais les opérations sur la date et l'ordre d'apparition ne sont pas toujours signalées avec clarté : Structure / Chronologie / Date / Propriétés d'affichage.

   Sans entrer dans la gestion des piles « first in, last out » (filo) ou « first in, first out » (fifo), on peut faire allusion à la pile d'assiettes pour le feuilleton au jour le jour (celle du dessous, la première posée, est la dernière à sortir ») et à la pile de serviettes pour l'explication du genre recette de cuisine (celle du dessus est la plus ancienne quand on gère bien son linge !).

   Ces options sur la meilleure façon de présenter une information (feuilleton ou recette) sont le principal intérêt didactique de la gestion d'un blog en essayant d'analyser les contraintes de ceux qui envoient un document et les réactions de ceux qui le reçoivent.

Rédiger un commentaire

   En principe, il est possible d'activer la fonction « commentaire » qui permet à tout lecteur de répondre, de compléter ou de donner un point de vue, une critique. Certains blogs prévoient un message d'alerte pour informer l'auteur dès qu'un commentaire apparaît.

   Il faut préciser aux personnes qui reçoivent l'adresse du blog et qui peuvent donc écrire des commentaires que n'importe qui peut les lire. Cependant, il est possible d'utiliser un pseudo. Quand une adresse e-mail est demandée pour l'identification, il ne semble pas qu'elle soit toujours obligatoire et, en tout cas, elle n'est pas divulguée.

Se faire connaître

   Autre aspect intéressant – au plan didactique – quand on veut faire connaître son blog : les mots à choisir, aussi bien dans l'adresse que dans le titre pour qu'ils soient identifiés par les moteurs de recherche. Il est prudent de vérifier que l'appellation n'est pas déjà largement utilisée ou détournée de l'objet habituel. Le même blog peut comporter plusieurs rubriques parmi celles proposées ou à ajouter mais il semble que ce soit des catégories à usage interne (dans le même blog) et non un classement destiné aux moteurs de recherche.

   Évidemment, on peut aussi se limiter à un moyen d'échange avec des amis, des partenaires s'intéressant aux mêmes problèmes sans chercher forcément à se faire connaître en dehors de ce cercle. Il suffit de ne donner l'adresse du blog qu'aux destinataires de son choix – sans ignorer, cependant, que le blog peut être retrouvé et commenté par n'importe qui puisque c'est un espace public.

   Souvent, quand le blog est gratuit, c'est qu'il véhicule une publicité plus ou moins voyante ou des liens vers des sites en relation avec les thèmes abordés : il faut s'en accommoder ! Les blogs hébergés par Overblog, de bonne facture, ne comportent pas de publicité.

   Il n'existe pas encore de critères pour apprécier les qualités de permanence et de sûreté des blogs gratuits disponibles. C'est une question que traitera peut-être le site paperblog.fr mis en place à l'École nationale supérieure des télécommunications (ENST) pour faire connaître les « bons » blogs !

Et à l'école ?

   Après ce parcours plutôt accidenté dans le petit monde des blogs, on revient avec une certitude et une question : c'est un outil de communication remarquable mais comment en donner la maîtrise à tous, aussi bien à l'école que pour le grand public ? Faut-il attendre une standardisation bien improbable dans le foisonnement du Web ? Quelle méthodologie adopter pour éviter l'apprentissage sauvage qui exclut généralement les moins favorisés ? Et comment procéder pour le grand public ?

   En plus des « exercices de français » qu'on vient d'évoquer pour créer puis gérer un blog, on pourrait faire des choses à l'école ou en formation permanente, avec des blogs gratuits...

   Faire des devoirs ou des travaux divers, par exemple, et savoir les organiser pour en faciliter la lecture. Ce serait une avancée remarquable.

   D'aucuns diront d'emblée que ce n'est pas la peine de parler des blogs à l'école car les (mauvais) élèves les connaissent déjà et s'en servent pour mettre en boîte ou insulter leurs enseignants... ou pire encore.

   Pourtant, ce serait bien commode de consulter des devoirs sur un blog et de commenter le travail proposé. Moins encombrant que des paquets de copies à rapporter à la maison ! Et puis, il faudrait apprendre à s'organiser, rendre les documents accessibles et attrayants. Rien n'empêche de passer par un blog gratuit pour tenter une expérience dans les deux sens : le professeur met le résumé d'une séance de travail, des informations complémentaires ou des liens sur un blog destiné aux élèves ; les élèves envoient des commentaires sur ce même blog ou proposent un travail sur leur propre blog. Il existe même des blogs ouverts à plusieurs titulaires pour les travaux collectifs et coopératifs.

   Il faudrait cependant se garder d'utiliser des outils certes performants et gratuits mais qui sont souvent en anglais ou associés à une marque (comme Google) ou à des publicités... Trois bonnes raisons d'être prudent, surtout pour des utilisations pédagogiques !

   On pourrait donc imaginer que le Ministère de l'Éducation nationale prenne en charge l'installation de blogs scolaires avec, au besoin, un contrôle des contenus suspects. Ce serait aussi un bon support pour éviter toute domination culturelle ou linguistique et pour échapper au mercantilisme... Il faudrait évidemment s'assurer que tous les élèves ont facilement accès à un ordinateur, soit dans l'établissement scolaire, soit à l'extérieur... Que de conditionnels ! Soyons réalistes, demandons l'impossible !

Jean-Louis Malandain
mars 2008

NOTE

[1] On s'est étonné du fait que je n'ai cité que ce logiciel, voici ma réponse :
Je parle de Word parce que c'est le seul traitement de texte permettant l'indexation dont je dispose depuis que j'ai abandonné Wordstar. Autour de moi (à la campagne !), dans les formations, on n'en connaît pas d'autre. Je me suis peut-être mal exprimé. J'ai voulu dire que l'indexation est une opération intellectuelle remarquable pour l'analyse des textes ; elle était déjà en usage dans l'antiquité et au Moyen Age, en particulier dans les concordanciers de la Bible ! Bien évidemment, l'informatique en a décuplé la pratique et les usages. Mais la procédure et les explications adoptées par Microsoft pour réaliser l'opération d'indexation d'un texte est une aberration absolue. C'est pratiquement par hasard qu'on y parvient. Quand on sait le faire, on peut le montrer à quelqu'un d'autre ; quant à l'expliquer, impossible. C'est exactement le mode de transmission en milieu sectaire ou obscurantiste, relativement fréquent en informatique ! C'est comme supprimer les bordures d'une zone de texte, essayez de trouver si on ne vous a jamais initié à ce mystère ! Voilà pourquoi je m'en prends à Word ! Le traitement de texte en soi, ça n'existe pas ! En informatique, dans la pratique courante des gens de tous les jours, existe ce qu'ils ont sous la main – et c'est déjà une chance !

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Association EPI
Mars 2008

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